Mon Combat | Végétarisme

Végétarienne, ascendante flexitarienne

19 février 2017
ananas

En janvier 2016, je devenais végétarienne pour la deuxième fois. J’étais convaincu de faire le bon choix. Quelques mois plus tard, je recevais une greffe. Ce qui perturba un peu mes plans.

Je suis née à la fin des années 70 de deux parents hippies qui avaient choisi le végétarisme comme mode de vie. J’ai donc été élevé sans manger de viande durant les premières années de mon enfance. Je crois que c’est ce qui a fait en sorte que je n’ai jamais senti le besoin absolu de manger de la viande. J’étais une enfant très difficile. Ma mère cuisinait bien et mes parents ont même été propriétaire d’un restaurant végétarien. Mais moi, je n’aimais rien. #Cestfoucommeonchange

Lorsque mes parents ont abandonnés le végétarisme, je les ai suivi. Mais une partie de moi était anxieuse à l’idée de manger ces animaux. Mais je n’avais pas le choix de manger ce qu’il y avait sur la table, alors j’ai fini par m’habituer. Mais je refusais de manger des bébés animaux! Comme si c’était pire de tuer les jeunes animaux que les adultes.

D’abord, il y avait l’hospitalisation en chambre d’isolement avec une diète très restrictive, ensuite la chimiothérapie qui avait pour effet secondaire de changer le goût des aliments et de donner la nausée et mon inquiétude envers la nourriture des hôpitaux.
J’en ai quand même glissée un mot à mon médecin qui m’avait répondu que je n’étais pas la première patiente végétarienne qui allait recevoir une greffe et qu’il y avait possibilité d’avoir des menus végétariens. J’étais vraiment heureuse de l’apprendre, mais ça ne réglait pas entièrement mon problème puisque la diète post-greffe étaient très restrictive et elle m’interdisait les aliments crus. Alors je me suis dit que j’allais m’écouter et ne pas me priver puisque l’appétit se faisait souvent rare.

J’ai eu le privilège d’avoir une nutritionniste qui croyait en l’alimentation végétarienne. Elle était vraiment à l’écoute de mes besoins, mais mes craintes envers la nourriture d’hôpital étaient fondées. Les choix végétariens n’étaient pas bons. Je me suis donc nourri de grill cheese et de soupe pendant les premiers jours et rapidement les effets de la chimiothérapie ont commencés à se faire sentir alors j’ai décidé de réintégrer la volaille et le bœuf haché.

Quelques jours plus tard, je souffrais d’une violente mucosite (infection des muqueuses) qui m’empêchait d’avaler même ma propre salive. J’ai donc passé le reste de mon séjour à être nourri par les veines et boire des boissons de remplacement de repas. Je dois dire que ces boissons de remplacement ont fait partie intégrante de mon alimentation durant des mois après mon retour à la maison.

 

Quand je suis sortie de l’hôpital, je mangeais très peu. Sans l’alimentation par les veines, j’ai commencé a perdre beaucoup de poids. J’ai donc décidé de manger un peu de viande pour combler mes besoins en protéine et faciliter la tâche a ceux qui cuisinaient pour moi. 😉 En plus, il y avait beaucoup d’aliment que je n’étais plus capable de manger parce que la chimiothérapie avait affectée mes papilles gustatives.

Un jour, je suis tombée sur un article où l’on parlait de flexitarisme. Une alimentation qui me correspondais. Je trouvais que c’était bien qu’il y ai un terme pour identifier les gens qui avaient une alimentation principalement de plantes, mais qui à l’occasion mangeait de la viande.

Quand j’ai recommencé à manger, je mangeais beaucoup de fruits et de légumes et j’en ressentais vraiment les bienfaits. Avec une trentaine de médicaments à prendre par jour, mon estomac était fragile et irritable, mais cette alimentation faible en gras me protégeait des effets secondaires.

Et puis, un jour j’ai commencé à avoir des symptômes étranges; la vision floue, des tremblements et des maux de têtes. Quelques test ont démontrés que j’étais diabétique. C’était un des rares effets secondaires de la cortisone que je prenais pour guérir une infection au foie. J’ai commencé à être suivie par une équipe de diététiste qui m’ont fait un plan d’alimentation complet qui ne correspondait pas à ce que j’avais l’habitude de manger. J’ai eu vraiment beaucoup de difficulté a gérer. J’étais en hyperglycémie plusieurs heures durant la journée, je me retrouvais souvent en hypoglycémie, je me piquais de l’insuline trois fois par jour et je contrôlais mon taux de sucre 6 ou 7 fois par jour. Durant cette période, j’ai mangé de la viande quelques reprises. Heureusement, lorsque mon foie a guéri, j’ai cessé la cortisone et le diabète est partie.

Mon rétablissement a été plus rapide que ce que les docteurs avaient prédit, j’aime penser que mon alimentation principalement végétale et l’absence de produits transformés ont eu un impact sur ma guérison. Je comprends tellement qu’il peut être facile de pencher pour la nourriture transformée lorsqu’on a pas d’énergie et que nos goûts sont chamboulés par des traitements agressifs comme la chimiothérapie, mais à partir du moment ou on a changé nos habitudes pour le mieux, on ne retourne pas en arrière. Ça se fait naturellement et on ne se pose même plus la question. L’important, c’est de garder le contrôle sur ce qu’on mange et une des seules façons d’y parvenir c’est de cuisiner.

Alors sortez vos chaudrons et vos livres de recettes, vous allez adorer! 🙂

Catherine

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