blogue | Convalescence

Opter pour un mode de vie minimaliste durant la maladie.

11 avril 2017
choisir un mode de vie minimaliste durant la maladie

Lorsqu’on tombe malade, soudainement on a le sentiment que plus rien n’a d’importance. On se rend vite compte que le réconfort est plus facile à trouver auprès des gens qu’avec les objets. On remet en question tout ce qu’on possède et on serait prêt à tout donner en échange de notre santé.

choisir un mode de vie minimaliste durant la maladieLorsqu’on reçoit un diagnostic, il faut parfois mettre sa vie sur pause. Ce qui nous amène à ne plus avoir envie de planifier notre futur, ne sachant pas trop si il aura lieu. C’est un peu cliché de dire que la maladie m’a fait réalisé que tout ce dont j’ai besoin dans la vie, c’est la santé et que le reste n’est qu’accessoire. Je mentirais si je disais que je ne me suis pas procurée des objets non seulement inutiles, mais qui étaient bien au delà de mon budget au cours des derniers mois. Mais, la deuxième chance que la greffe m’a permis d’espérer m’a définitivement fait revoir mes priorités. La tendance est minimaliste et je trouve qu’au delà de l’image qui vient avec ce style de vie, il y a un réel avantage à s’en inspirer puisqu’il favorise les rapports humains, les discussions, l’absence de distraction matérielle et ce sont vraiment ces aspects qui me séduisent le plus.

L’argent

Avant, j’étais le genre de fille qui allait s’acheter de nouveaux vêtements chaque fois que ça n’allait pas très bien dans ma vie. J’achetais de manière compulsive des articles que bien souvent j’avais déjà. Et puis, je me disais que ça coutait moins cher ça que d’aller faire une thérapie.. Mais j’arrivais à la maison avec mes achats et ça ne prenait pas de temps avant que je commence à me sentir coupable. Principalement parce que cet argent que je venais de dépenser, il était destiné à autre chose. J’étais donc endettée et je vivais de paye en paye sans jamais vraiment réussir à économiser. Même lorsque je faisais l’exercice de m’asseoir et calculer mon budget, je n’atteignais jamais mes objectifs.

Combler un vide

Cette année, j’ai fais pire. Je me suis lancée dans le magasinage en ligne. J’étais prisonnière de chez moi pour les mois à venir à cause de ma greffe, mais j’ai tout de même décidé de m’acheter des nouveaux vêtements parce que je n’aimais pas ma nouvelle image, avec ma perte de cheveux et mon corps malade. Je me disais que porter de nouveaux vêtements allait m’aider à me sentir belle. Encore une fois, j’étais tombée dans le piège. Chaque fois que j’entrais ma carte de crédit, je ressentais une forme d’excitation, mais c’était de courte durée. Quelques heures après, je culpabilisais. J’avais besoin de déballer des nouveaux paquets pour me sentir bien. Mais je n’avais pas d’occasion de porter tout ces nouveaux vêtements, alors ils ne faisaient qu’occuper un cintre de plus dans mon placard.

Changer ses habitudes

J’ai toujours eu de mauvaises habitudes de consommation. Je dépensais sans connaitre le solde de mon compte. J’avais souvent entendu parler de mouvement genre; simplicité volontaire, mais je trouvais que parfois ces gens tombaient un peu dans l’extreme. À ce moment là, je n’avais jamais vraiment entendu parler du minimalisme. À un moment, j’ai pris un tournant plus écologique surtout au point de vue de mon alimentation et ça m’apportait beaucoup de fierté. Je suis devenue végétarienne parce que je ne voulais pas encourager la sur-consommation de produits animales. J’ai réalisé que je devrais appliquer la même règle pour le reste. En réalité, l’impact sur mon moral avait un effet à plus long terme. Je sentais que je contribuais à quelque chose. Ça me donnait une sentiment d’accomplissement. J’étais en quelques sortes devenue minimaliste sur le plan alimentaire. 🙂

Mouvement Minimaliste

Tranquillement, je me suis questionnée et la maladie m’a certainement aidée à remettre en question ce que je voulais faire avec mon argent. C’est à ce moment que j’ai commencé à lire et me documenter sur le mouvement minimaliste. Je trouvais qu’il y avait quelque chose d’attirant à ce style de vie pour une personne comme moi qui venait de vivre une expérience douloureuse et qui devait en quelque sorte commencer une nouvelle vie. J’avais déjà du faire un grand tri avant ma greffe à cause d’un déménagement. Quand je suis sortie de l’hôpital, j’étais plutôt satisfaite de la quantité de chose que j’avais éliminé, mais les mois ont passés et j’ai recommencé à accumuler des choses et des vêtements. Éventuellement, j’ai perdu le contrôle et j’étais à nouveau dans le déni.

« Work in progress »

Ces jours ci, avec l’arrivée du printemps, j’ai retrouvé la motivation nécessaire pour m’attaquer à cette tâche et me débarrasser de ce que je n’utilise pas. J’ai donc mis des articles à vendre pour essayer de récupérer un peu d’argent. Il me reste encore beaucoup de travail avant d’atteindre mon objectif. Ça peut sembler décourageant parfois lorsqu’on réalise l’ampleur de la tâche, mais sur Pinterest en ce moment, il y a des centaines d’idées pour être méthodique et ne pas avoir envie d’abandonner le projet en plein milieu. J’ai regroupé quelques idées dans un tableau Minimalist Living. Je recommanderais l’exercice à tout ceux qui s’apprêtent à passer beaucoup de temps à la maison; maternité, convalescence, retraite. Ça vous libérera assurément d’un poids. Il faut renverser nos mauvaises habitudes en se récompensant d’une façon qui aura des impacts sur le long terme. Il y a de fortes chances qu’en plus, vous ayez plus d’argent dans vos poches et ça c’est toujours une bonne idée. 🙂

Catherine

 

Partager cet article
Facebook
Facebook
Instagram
Follow by Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook
Facebook
Instagram
Follow by Email