blogue | Mon Combat

Chères infirmières…

3 mai 2017
chères infirmières

Chers employés de l’aile des greffés de moelle osseuse et du département de transfusion de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, infirmiers et infirmières, préposés, nutritionnistes, psychologues,

Sachez que vos voix et vos yeux seront à jamais encrés dans ma mémoire. Vous m’avez accompagné durant 50 jours à travers ce dur voyage qu’est une greffe.

Je vous ai observé durant ces semaines. Votre dévouement et votre engagement envers nous, les patients est plus grand que nature. Vous avez veillé sur moi comme si j’étais votre fille, votre sœur, votre amie… Malgré la surcharge de travail, vous preniez toujours le temps de vérifier que j’allais bien et vous insistiez sur le fait que vous étiez disponible si j’avais besoin de quoi que ce soit.

Vous me disiez: Tu vas revenir nous voir, hein? Ils disent tous ça et on ne les revoit jamais! Et moi, je répondais: Ben voyons! C’est certain que je vais venir. Et 22 mois plus tard, je ne suis jamais revenue. Je regarde vers les ascenseurs chaque fois que je vais à l’hôpital, mais je ne me sens pas capable de monter les 5 étages qui nous séparent. L’idée de retourner sur cet étage qui a été mon domicile durant presque deux mois me terrorise.

Chères infirmières; je ne vous oublierai jamais. Vous m’avez consolé, vous m’avez écouté lorsque j’avais besoin de parler, vous m’avez convaincu de ne pas abandonner quand je manquais de force, vous m’avez parlé de ce qui se passait à l’extérieur de ma chambre, vous m’avez raconté des passages de vos vies, vous me rappeliez que bientôt, ce serait fini.

Mon souvenir de ces 50 jours est à la fois flou et si réel. Certains passages me donnent l’impression d’avoir rêvé. C’est comme si mon esprit avait décidé d’être sélectif sur les souvenirs qu’il allait garder de ce combat que j’ai mené.

 

Mais, je n’oublierai jamais…

chères infirmières Cette fois ou un médecin m’avait annoncé des mauvaises nouvelles, une de vous s’est assise sur mon lit et m’a prit la main pendant que je pleurais.

Un soir, je n’étais pas capable de dormir, j’avais d’intenses douleurs musculaires, une de vous m’a bordé en me plaçant des oreillers de chaque côté pour que je relaxe mes muscles. Ce soir là, j’ai réussi à dormir quelques heures sans me réveiller.

Chaque matin à l’heure des prises de sang, j’avais droit à des excuses parce que vous deviez me réveiller. Je ressentais toute votre sympathie et vous me parliez doucement parce que vous saviez que le sommeil était précieux.

Lorsque vous veniez me donner mes résultats sanguins et qu’ils étaient encourageant, votre joie était sincère et je comprenais soudain que tout irait bien.

Quand j’étais souffrante et que vous veniez m’administrer des antidouleurs, je savais que me soulager était votre priorité.

J’écris ce texte en espérant qu’il se rende à vous: Nathalie, Flavie, Billy, Catherine, Mathilde (ma greffeuse), Marie-Ève, Clara, Sophie, Perine (ma saigneuse), Maude, Martin, Antonella, Mme Racette, Christine… Et tous les autres.

C’est pourquoi je vous supplie cher lecteur de le faire circuler. J’ai tellement de respect pour tout le personnel;  infirmières et infirmiers, préposé(e)s, technicien(ne)s qui travaillent chaque jour pour assurer le mieux être des gens malades. Votre existence fait une énorme différence dans le processus de guérison et nous savons que ce métier est exigeant. Vous ne faite pas que nous administrer nos médicaments et penser nos plaies, votre passage dans nos vies restent dans nos mémoires et notre rétablissement est possible grâce à votre bienveillance.

Catherine Levasseur,

Greffé le 08 juillet 2016 ❤

 

 

 

 

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