Voici la troisième partie de la série d’article: La fois où j’ai tout quitté pour aller vivre à Cabarete. Dans le dernier article, je racontais l’épisode où j’ai eu un accident en scooter. Voici donc ce qui s’est produit ensuite…
Si vous ne les avez pas encore lu, les voici: partie 1 et partie 2
Aout 2006
C’était le mois d’aout à Cabarete. Il faisait chaud, très chaud. J’étais devenue la « French Canadian » qui s’est cassée la gueule en scooter. J’avais deux bâtons de popsicle qui tenaient mes doigts recousus, des ecchymoses partout sur les jambes, une épaule bien écorchée. Difficile de passer inaperçue.

Je sais exactement de quoi je parle, parce qu’à l’âge de 26 ans, j’ai élue domicile dans une île des caraïbes durant près de trois ans; en faisant quelques retours au Québec, où chaque fois, j’avais cette impression de ne plus correspondre à cette vie. Ça me donnait juste envie de repartir.
Il me semble que mes 10 années au Québec ont passés plus vite que mes 3 années dans les Caraïbes… Là bas, les jours, les semaines, les mois ne se ressemblent pas. Les gens sont de passages, les gens sont connectés avec la nature et espèrent des vagues, du vent, du soleil…
Et lorsque tu survies, que la vie a choisi de te donner une deuxième chance. Et qu’après en avoir bavé pendant des mois, voire des années, on t’annonce que tu vas pouvoir reprendre le fil de ta vie. Soudain t’as le droit de faire des projets, t’as le droit de recommencer à rêver à autre chose que de guérir. Et là, en y réfléchissant bien, tu réalises que la vie que tu avais avant, tu ne l’avais pas choisi, c’est la maladie qui te l’a imposé. Donc, tu as soudain peur de te retrouver dans un mode de vie qui tourne juste autour du travail et de ta future retraite que tu sais même pas si tu vas être assez en forme pour en profiter.